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Evolution de la démographie littorale de Nouvelle Aquitaine depuis la fin du XIXème siècle

Démographie, occupation du sol et logement en zone côtière

Rédacteur : Sébastien Colas, SOeS

L’Insee met à disposition des données anciennes pour la population de l’ensemble des communes de Nouvelle Aquitaine. Cela permet de vérifier si la forte poussée de la démographie littorale de cette région s’est faite récemment ou, au contraire, est due à des phénomènes beaucoup plus lointains.


Comme on le constate sur le graphique ci-après, la croissance démographique en bord de mer est nettement plus forte que celle constatée pour l’ensemble des départements littoraux de Nouvelle Aquitaine (Charente-Maritime, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques) dès la fin du XIXème siècle. La spécificité littorale n’est donc pas un phénomène récent. Elle était déjà vérifiée il y a 140 ans.

Ainsi, sur toute la période étudiée, la population des communes littorales de Nouvelle Aquitaine a été multipliée par 3,2 alors qu’elle n’a augmenté que de 60 % dans les départements littoraux correspondant, comme sur l’ensemble du territoire métropolitain. Les communes littorales représentaient environ 9 % de la population des départements littoraux de Nouvelle Aquitaine en 1876 contre 18 % en 2011.

Cette forte croissance est constatée sur les 4 façades littorales départementales. Elle est plus marquée sur le littoral des Pyrénées-Atlantiques (x5) et de Gironde (x4) et moins forte en Charente-Maritime (x2,5).

Les communes ayant connu les plus fortes progressions sont localisées au sud de La Rochelle (Aytré, Angoulins, Châtelaillon-Plage), sur le pourtour du bassin d’Arcachon (Lège-Cap-Ferret, Andernos-les-Bains, Lanton), et au sud de la façade, de Seignos à Anglet, et à Hendaye. Dans toutes ces communes, la population a plus que quintuplé.

A l’inverse, une quinzaine de communes littorales ont perdu des habitants depuis la fin du XIXème siècle. Il s’agit surtout de communes îliennes, au nord de Ré et Oléron, ainsi que l’île d’Aix. Ce phénomène est particulièrement marqué dans la partie nord de l’île de Ré (Ars-en-Ré, Loix, Les-Portes-en-Ré, Saint-Clément-des-Baleines). La population y a nettement diminué jusqu’à la seconde guerre mondiale puis croit depuis.

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