Tableau récapitulatif


Tableau 1 : trafic de passagers dans les ports maritimes français en 2014
Sources : Note : arrondi au millier près Medde-DGITM

Evolution du trafic


Nous ne disposons pas des données de trafic de passagers pour l’ensemble des ports maritimes français(1) sur la chronique 2000-2014. Certains ports importants pour les voyageurs ne sont pas pris en compte comme Roscoff, Nice ou l’Ile-Rousse. Les données à disposition permettent tout de même d’étudier l’évolution relative du trafic sur cette période.

Figure 1 : évolution du trafic de passagers dans les principaux ports maritimes français de 2000 à 2014(1), indice 100 en 2000
Sources : Medde-DGITM
(1) Sont pris en compte les ports de : Ajaccio, Bastia, Bayonne, Boulogne-sur-Mer, Brest, Caen, Calais, Cherbourg, Dieppe, Dunkerque, Fort-de-France, Guadeloupe, La Rochelle, Le Havre, Lorient, Marseille, Nantes, Port-la-Nouvelle, Port Réunion, Rouen, Saint-Malo, Sète et Toulon.

De 2000 à 2014, le trafic de passagers est quasi stable dans les ports maritimes étudiés. Il augmente de 3 %. Cela s’explique par l’évolution opposée du trafic des ferries et des bateaux de croisière. Le nombre de passagers utilisant des ferries diminue de 10 % sur cette période alors que celui des croisiéristes croit très fortement, x2,7 pour les escales au cours d’une croisière et x3,7 pour les départs ou fins de croisière.

Figure 2 : part des ferries et des bateaux de croisière dans le trafic maritime de passagers en 2000 et 2014 (1)
Sources : Note : en milliers Medde-DGITM
Ainsi, sur le panel des ports étudiés, la part des crosiéristes sur l’ensemble des passagers est multipliée par trois de 2000 à 2014. Elle passe de 6 à 18 %.

Répartition du trafic maritime de passagers en 2014


En 2014, on a compté près de 32 millions de passagers dans l’ensemble des ports maritimes français. Quatre sur cinq ont pris un ferry et un sur cinq un bateau de croisière. On a ainsi comptabilisé 6,1 millions de croisiéristes cette année-là pour 25,7 millions de passagers en ferry.

La moitié des passagers ont transité par des ports situés sur la façade Manche Est - mer du Nord et près de 40 % par des ports méditerranéens. Les deux autres façades maritimes métropolitaines, Nord Atlantique - Manche Ouest et surtout Sud Atlantique, ne représentent que de faibles parts de passagers, tout comme les départements d’outre-mer.

Figure 3 : trafic de passagers dans les ports maritimes français en 2014
Sources : Medde-DGITM
En 2014, la façade Manche Est - mer du Nord a concentré 60 % des passagers prenant un ferry, le pourtour méditerranéen 30 %. Cela correspond aux grandes routes maritimes entre la France, le Royaume-Uni, l’Irlande ou le Maghreb, et le continent et la Corse. L’outremer ne représente que 4 % du total et la façade Nord Atlantique - Manche Ouest 6 %, en aborsbant une partie des correspondances entre la France et le Royaume-Uni ou l’Irlande.

Les ports de Méditerranée sont importants pour les croisières avec les trois quarts du trafic. La façace Manche Est – mer du Nord un peu plus du dixième du trafic, tout comme l’outremer.

Pour les croisières comme pour les ferries, la façade Sud Atlantique représente une très faible part du transport de passagers : aucun ferry et moins de 1 % des croisiéristes.

Figure 4 : répartition du transport maritime de passagers par façades et types de bateaux en 2014
Sources : Medde-DGITM

Détail de la répartition du trafic maritime de passagers en 2014


Le trafic maritime de passagers, en ferry ou en croisière, varie fortement suivant les départements littoraux.

Figure 5 : trafic maritime de passagers par département en 2014
Sources : Medde-DGITM
Principale porte d’entrée maritime vers le Royaume-Uni, le Nord et le Pas-de-Calais ont totalisé plus de la moitié des passagers en ferry en 2014. Les autres départements littoraux du nord de la France sont également concernés : la Seine-Maritime (530 000 passagers), le Calvados (970 000), la Manche (520 000), l’Ille-et-Vilaine (1 080 000) et le Finistère (508 000). Plus au sud, le trafic maritime de passagers est très faible sur l’arc atlantique. En Méditerranée, le trafic de ferries se concentre en Paca et en Corse, où on compte plus d’un million de passagers pour chaque département. La Haute-Corse se distingue avec un peu plus de 2,5 millions de passagers. Enfin, en outre-mer, la Guadeloupe se démarque avec près de 750 000 passagers en ferry, loin devant les autres départements (traversées pour la Dominique et la Martinique).

Pour les croisières, les départements des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes concentrent à eux seuls 53 % des passagers, avec près de 3,3 millions de personnes. Les autres départements ayant des trafics de croisiéristes non négligeables sont la Seine-Maritime, le Var, la Corse-du-Sud et les deux départements des Antilles.

Détail de l’évolution du trafic dans les principaux ports


Le port de Calais a vu transiter près de 11 millions de passagers en 2014, loin devant les autres ports comme Marseille (3,3 millions), Dunkerque (2,5), Bastia (2,1), Toulon (1,9), Ajaccio (1,6), la Guadeloupe (1,1) ou Saint-Malo (1,1).

Entre 2000 et 2014, certains ports ont vu leur trafic fortement croitre : Dunkerque, Sète, Marseille, Toulon ou Ajaccio. Ceci s’explique surtout par la forte croissance de l’accueil des croisiéristes à Marseille et par la nette augmentation des ferries pour les autres. Par contre, plusieurs ports de Manche Est - mer du Nord ont vu leur trafic diminuer (Calais, Boulogne-sur-Mer, Dieppe, Cherbourg). Ceci s’explique par la part croissante prise par le tunnel sous la Manche, et notamment l’Eurostar, pour les déplacements entre le continent et le Royaume-Uni, au détriment des ferries (voir “Pour en savoir plus”). On note, par ailleurs, une baisse assez sensible du trafic en outre-mer du fait de la diminution conjointe des passagers en ferries et des croisiéristes.

Figure 6-1 : nombre de passagers dans les principaux ports en 2014

Figure 6-2 : évolution relative du nombre de passagers dans les principaux ports de 2000 à 2014, en %
Sources : Note : les évolutions relatives des trafics dans les ports de Dunkerque et Nantes sont très fortes (plus de 2 500 %) et ne figurent pas sur le graphique. Medde-DGITM

Pour en savoir plus : les passagers trans-Manche par la France


Le trafic global trans-Manche par la France a nettement augmenté de 1991 à 1998. Sur cette période, il passe d’environ 25 millions de passagers à plus de 40 millions. Il oscille ensuite entre 40 et 45 millions suivant les années. L’ouverture du tunnel sous la Manche en 1994 a provoqué un report progressif du trafic maritime vers l’Eurostar et les navettes tourisme.

Figure 7 : passagers trans-Manche passant par la France
Sources : Ferries : y compris les liaisons avec l’Irlande et les îles anglo-normandes Navettes : estimation à partir des données d’Eurotunnel et de coeff. de remplissage des véhicules Traitements : SOeS.