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Qualité des eaux de baignade en mer en 2015


Service de l'Observation et des Statistiques, 20/03/2017

Sous-thème : État physique, chimique et sanitaire du milieu marin et littoral
Zone(s) géographique(s) : MĂ©tropole, Nouvelle calĂ©donie, PolynĂ©sie, Antilles, Guyane, OcĂ©an indien tropical
DPSIR : Etat
Couverture temporelle : 2013-2015


C

ontexte


La qualité des eaux littorales est dépendante de nombreuses activités humaines :
  • sur l’ensemble du territoire du fait des apports telluriques diffus par les fleuves : nitrates, phosphates, métaux lourds ;
  • dans les territoires proches du rivage par apports directs, diffus ou ponctuels : lessivage des terres agricoles, rejets urbains et industriels… ;
  • en mer : dégazages, perte de marchandises, accidents, dragages…

C’est un paramètre essentiel pour l’équilibre biologique des écosystèmes marins et la reproduction des espèces mais aussi pour de nombreuses activités économiques comme la  pêche, la conchyliculture et le tourisme.

La mise en oeuvre d’indicateurs sur les différents types de mesure de la qualité de l’eau est donc importante.

 

D

éfinition


La mesure de la qualité des eaux de baignade a été rendue obligatoire par la directive européenne n°76/1 60/CEE, dans un premier temps, puis par la directive 2006/7/CE mise en oeuvre en France depuis 2013.

En France, la surveillance porte sur l’ensemble des zones où la baignade est habituellement pratiquée par un nombre important de baigneurs, qu’elles soient aménagées ou non, en eau douce ou de mer, et qui n’ont pas fait l’objet d’une interdiction portée à la connaissance du public. En pratique, les zones de baignade ou faisant partie d’une zone de baignade, les zones fréquentées de façon répétitive et non occasionnelle et où la fréquentation instantanée pendant la période estivale peut être supérieure à 10 baigneurs font l’objet de contrôles sanitaires.
Depuis 2013 et l’application de la directive 2006/7/CE, 4 classes de qualité sont attribuées aux eaux de baignade : « insuffisante », « suffisante », « bonne » ou « excellente », en fonction des résultats des analyses obtenues pendant les 4 dernières saisons. Ce classement se fait en fonction des valeurs seuils fixées par la directive pour les paramètres Escherichia Coli et entérocoques intestinaux, leur présence dans l’eau pouvant indiquer une contamination d’origine fécale et la présence de germes pathogènes.

Il doit y avoir au minimum 16 prélèvements utilisables pour attribuer un classement d’une zone de baignade. En plus des 4 niveaux de qualité décrits précédemment, une zone de baignade peut également être classée en :
  • « Nouvelle baignade » : nouveau site pour lequel moins de 16 prélèvements ont été réalisés ;
  • « Changements » : site dont la qualité de l’eau s’est améliorée suite à la réalisation de travaux, les prélèvements réalisés avant ces travaux ne sont alors plus pris en compte dans le calcul du classement ;
  • « Insuffisamment de prélèvements » : site pour lequel les règles d’échantillonnage n’ont pas été respectées (nombre de prélèvements insuffisant, pas de prélèvement pré-saison ou écart entre deux prélèvements consécutifs supérieur à un mois).

 

O

bjectifs


L’objectif de cette fiche est de connaître la qualité des eaux de baignade en mer, en métropole et en outre-mer, et son évolution interannuelle. La qualité s’améliore-t-elle ? Y-a- t-il des façades en métropole ayant une eau de meilleure qualité ? Cet indicateur « qualité des eaux de baignade en mer » est très intéressant puisqu’il permet de mesurer de manière indirecte les efforts de l’État et des collectivités pour limiter les risques de pollution des eaux de baignade (assainissement, traitement des eaux usées, limitation des apports diffus…).